Marie-Laure Thimothée, alias Bilor, est née à Paris (dans le XVIIIe arrondissement*) d'un métissage entre Caraïbes (son père est de la Martinique) et Méditerranée (sa mère française d'Algérie). Elle passe son enfance bien loin de ses racines, en Seine et Marne, chemin de Crève-Coeur ... ça ne s'invente pas !

Elle apprend le piano et le chant avec son grand-père maternel, organiste et maître de choeur, et le sens de la palabre avec les contes et les ritournelles martiquaises de son père.

Dans les années 90, elle entre au Cours Florent. Suivront d'autres cours de chant, théâtre et clown.

Parallèlement, elle s'immerge dans la culture et notamment la poésie caribéenne.

Installée dans le Finistère, c'est désormais à la scène, à la poésie et à l'écriture de chansons qu'elle se consacre.

 

N'y aurait-il dans le désert qu'une seule goutte d'eau qui rêve tout bas

Dans le désert n'y aurait-il qu'une graine volante qui rêve tout haut

C'est assez.                                             

                                      Aimé Césaire

 

* « J’entends encore l’appel et je pourrais dire tous les noms. Aujourd’hui c’est l’appel des fantômes. Les comités de vigilance de Montmartre ne laissaient personne sans asile, personne sans pain. On y dînait avec un hareng pour quatre ou cinq, mais on n’épargnait pas pour ceux qui en avaient besoin les ressources de la mairie, ni les moyens révolutionnaires des réquisitions. Le XVIIIe arrondissement était la terreur des accapareurs et autres de cette espèce. Quand on disait Montmartre va descendre ! les réactionnaires se fourraient dans leurs trous, lâchant comme des bêtes poursuivies les caches où les vivres pourrissaient, tandis que Paris crevait de faim. »                                                                                                                                                                                                            Louise Michel ,  in   Mémoires , 1886